Olmi Cappella le 8 Octobre 1890
Ma chere belle soeur,
J’aurais dû Vous ecrir plus tôt mais
comme la circonstance ne m’a pas
permis a cause de ma santé et des
affaires de la maison j’etais jusqu’a
a present occupée.
Nous avons deux maitres maçons
depuis quinze jours. La fatigue ne
manque pas mais plaisant a Dieu
j’espere que nous aurons bientot
fini. Je vous attents comme nous
avons dit avec le petit au mois de
juillet po[ur] aller prendre l’eau d’Orezza.
Vous […] desirée dans la famille
e […] parents et amis.
Dans votre reponse j’attends le poltrait
de Léon Tancred sans faute.
La famille, nous somme en bonne
santé, se reunisent a moi pour vous embrasser
tous. Les compliments a Monsieur Beaucher,
Victorine et les tentes et sens exeption a
ceux de la caserne. Si M. Guerini a
changè je voudrais le savoir.
Le bonjour a Madame Julien, les
cousins Canioni et tous ceux qui demond
de moi.
Quant a votre caisse je l’envoierez
par Saladini Paul qui doit venir
acheter des noix vers la fin d’octobre.
Cette année les noix sont a bon marchée.
Si j avais le temps et savoir de les
pouvoir vendres je l’aurais achetées
encore moi.
Si vous voulez nous envoyer le journal
Vous nous fairez bien plaisir. Je finis
en vous embrassant tout de coeur
et surtout le petit conte de la France
Votre chere soeur Canioni Erminie
I luoghi della lettera